Bonnes pratiques pour maitriser ses coûts Azure

La facturation à la consommation des services cloud Azure est un moyen très séduisant de maitriser ses coûts, à condition de bien comprendre quelques leviers et bonnes pratiques que l’on peut facilement utiliser. Benjamin MULLER, de l’équipe Microsoft Suisse a publié sur LinkedIn, pendant la période COVID, quelques conseils simples à appliquer qui restent toujours valables aujourd’hui.

Ne pas laisser actives des ressources non utilisées

Si une ressource non utilisée reste active elle continuera à générer des coûts. L’exemple typique est le cas d’un serveur arrêté mais non-décommissionné et qui continuera donc à générer de la facturation.

 

Dimensionnez vos ressources correctement

Le surdimensionnement des ressources est un cas très classique de surcoût inutile. Vous disposez pour cela de l’outil « Azure Advisor », accessible depuis votre portail Azure. L’outil vous donnera des informations précises sur les ressources à redimensionner.

Le cas typique de surdimensionnement arrive lorsque les clients appliquent directement les recommandations des éditeurs de logiciels lors du déploiement. L’expérience peut montrer après quelques semaines d’utilisation que les ressources peuvent être réajustées en fonction de ce qui est réellement consommé et ceci tout en gardant les mêmes performances.

 

Réservez vos instances fonctionnant en permanence

Les instances (Serveur, VM, SQL…) qui fonctionnent jours et nuits, toute l’année peuvent être réservées pour une durée définie. Il est possible de choisir des modalités tarifaires avec engagement de 1 à 3 ans et bénéficier ainsi de prix beaucoup plus avantageux.

Cette approche s’applique particulièrement bien pour les services tels que Active Directory, Serveurs de fichiers, Serveurs applications Métier (SQL, ERP, CRM…) pour lesquels vous savez par avance que la consommation sera permanente.

 

Utilisez des licences existantes SPLA ou Software Assurance

Ceci s’applique typiquement pour Windows Server ou SQL server. En utilisant « Azure Hybrid Benefits » vous serez en mesure de ne payer que la partie CPU, RAM, disque et réseau sans les coûts de licences qui sont intégrés par défaut.

 

Passez les environnements de test et développement en abonnement dev/test

Il n’y aucune raison de laisser ce type d’environnement en mode « pay as you go ». Les conditions tarifaires des abonnements dev/test sont beaucoup plus attractifs. La seule différence est que vous devez retirer le SLA (Service Level Agreement) dont vous n’avez pas besoin pour ce type d’environnement.

Si le fait de basculer tous ses services IT en mode Cloud apporte une souplesse via la consommation à l’utilisation, Il n’en demeure pas moins que le cout global doit au final être anticipé et maitrisé dans le temps.

Les analyses de coût peuvent amener nos équipes à recommander différentes alternatives quitte à revenir sur certains choix initiaux. L’Hybridation va par exemple permettre de ramener des ressources sur des serveurs locaux pour une questions de rapport prix/performances. Le Multicloud permettra de bénéficier des points forts de tel ou tel fournisseur. Au final, plus qu’un choix radical pour une ou l’autre des solutions, c’est bien l’analyse fine des besoins, et l’anticipation de leurs évolutions, qui permettra de prendre la meilleure décision.

Vous souhaitez aller plus loin ?

Bénéficiez de notre expertise pour auditer, challenger vos choix et solutions technologiques.